TRIANGLE D'OR BENIN

TRIANGLE D'OR BENIN

RAPPORT D’ACTIVITÉS 2015/2016 - COMPTE RENDU DE LA MISSION DE MAI 2016


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Déjà deux mois que je suis rentrée du Bénin et de nombreux évènements m’ont retardée dans l’élaboration du compte-rendu de la mission.

Il était également intéressant d’avoir un retour de nos amis béninois sur les principales activités qui se sont déroulées après mon départ.

Aujourd’hui, je suis en mesure de faire un rapport d’activités 2015/2016.

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Différents points seront abordés dans ce compte-rendu, relatant les actions réalisées et à venir, tout en présentant le bilan des deux chargés de mission PAH, Hérodias Ahemon et Martin Fidalgo, qui ont participé durant cinq mois à ce projet.

 

Le plateau technique du service d’endocrinologie du CHUD de Porto-Novo.

 

Docteur-Pascal-Dossou-Togbé--(6).jpgJumelage au 111MS Avril 2016 (3).jpgLors du jumelage avec nos amis allemands, nous avons évoqué la signature d’une convention prolongeant le partenariat entre nos deux districts dans l’action diabète Bénin, suite à la signature, en septembre 2015, d’un nouvel engagement de notre district avec le ministre de la Santé du Bénin Pascal Dossou Togbé ici à droite.

 

 

 

 Notre amKlaus 1.gifi Lions allemand Klaus Hensen, a également évoqué la nécessité d’équiper le Centre Hospitalier Départemental Universitaire (CHUD) de Porto-Novo en matériel médical afin d’améliorer la détection et la prise en charge des complications du diabète.

 

Lors de leur congrès de printemps, les Lions du District 111 Mitte-Süd ont voté à l’unanimité la décision de nous accompagner dans le projet jusqu’en 2018 et de financer le matériel médical pour un montant de 33 000 €.

La fourniture du matériel a été confiée à l’entreprise BEREC de Cotonou, ainsi que son installation.

 

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Nous avons donc organisé un état des lieux du local destiné à recevoir ce matériel.
Divers travaux sont à envisager :

-       Réfection du local : carrelage, peinture.

-       Climatisation de la salle

-       Vitrages à remplacer

-       Mise en conformité du circuit électrique.

 

Ces différents travaux seront réalisés en partie par l’hôpital, le directeur monsieur Pedro Charlemagne m’ayant assurée que le nécessaire serait fait pour que le local soit en conformité. Monsieur Antoine Bonou, société BEREC, doit également participer à cette réfection, plus précisément dans le domaine électrique.

 

Restait un problème important : les coupures fréquentes d’électricité, le groupe électrogène de l’hôpital n’étant pas assez puissant pour alimenter tous les bâtiments pendant les délestages. Un groupe électrogène de 504KWA est nécessaire, mais trop coûteux pour être pris en charge par l’hôpital. Une demande, déposée au Ministère de la santé depuis deux ans, est restée sans réponse. Il m’est demandé d’attirer l’attention de Monsieur le Ministre de la Santé lors d’une éventuelle audience ?

 

AUDIENCE AU MINISTÈRE DE LA SANTÉ.

 
Ministre de la Santé Alassane SEIDOU -Mai 2016 .jpg
Depuis mon dernier séjour en mars, un nouveau ministre de la santé a été nommé : le Docteur Alassane Seidou.

Désirant lui présenter notre projet, je me suis rendue, dès mon arrivée, au Ministère de la santé afin de solliciter une audience assez rapidement, Monsieur le Ministre se trouvant dans l’obligation d’assister à une réunion de l’OMS à Genève.

Madame Zime, secrétaire particulière de Monsieur le Ministre, m’a demandé de fournir un dossier et promis de faire le nécessaire pour m’obtenir ce rendez-vous.

Grâce à la bonne volonté et à la compréhension de tous, j’ai finalement obtenu une audience malgré l’emploi du temps chargé de Monsieur le Ministre.

Après un bref exposé de notre action, je lui ai mentionné notre contribution à l’amélioration du plateau technique du service de diabétologie du CHUD de Porto-Novo grâce à la participation financière de nos amis Lions allemands ; je lui ai également posé le problème de groupe électrogène.

 

Conscient du manque d’équipement des hôpitaux en matériel médical, Monsieur le Ministre m’a informée de la décision, prise la veille en conseil des ministres, d’adresser une note de service à tous les établissements sanitaires afin qu’ils expriment leur besoins prioritaires en équipement.

Monsieur le Ministre a également apprécié la qualité du matériel promis et remarqué en outre que le TCPO2, appareil servant à détecter les niveaux d’amputation, serait, avec celui de Dakar, les seuls disponibles dans la sous-région. Porto-Novo pourrait ainsi devenir un centre de référence au niveau exploration fonctionnelle avant amputation.

Monsieur le Ministre m’a assuré qu’il serait donc très attentif à la demande faite par le directeur de l’hôpital. (photo nouveau ministre)

Un courrier de remerciements, avec la présentation plus complète de notre mission, lui a été adressé à mon retour.

CRÉATION DU COMITÉ DE PILOTAGE


PLUS FORT (tract).jpgGrâce à la mobilisation de tous, de nombreuses activités ont été menées dans le Plateau, notamment l’élaboration d’outils de communication sur le diabète, l’accès aux soins, le suivi du malade.

Il est aujourd’hui important de mutualiser les acquis et de décentraliser ce programme dans le département de l’Ouémé.

Le 14 novembre 2015, la ville de Porto-Novo a célébré la journée mondiale du diabète, instaurant officiellement la participation du département de l’Ouémé au programme de lutte contre le diabète.

Dix centres de santé ont été équipés de glucomètres et bandelettes fournis gracieusement par le laboratoire SEBAPHARMA. Ces centres deviendront des centres de santé pilotes de prise en charge du diabète au niveau périphérique.

La mise en application du programme dans l’Ouémé doit s’appuyer sur un comité de suivi, avec une coordination :

  •  Au niveau central par la coordination du plan national de lutte contre les maladies non transmissibles : planification et mise en œuvre des stratégies et intervention dans le cadre de la prévention et de la lutte contre le diabète.
  • Au niveau intermédiaire avec l’équipe de la Direction Départementale de la Santé : mise en œuvre des interventions au niveau des zones sanitaires.
  • Au niveau de la zone sanitaire : exécutions des activités définies retenues au niveau central.

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Lors de mon dernier séjour, ce comité de pilotage a vu le jour après concertation entre les différents partenaires impliqués dans ce projet avec la publication d’une note de service  signée par le directeur départemental de la santé, le Dr Clément Ahissou ayant pour objet :

 

"Création du comité départemental de lutte contre le diabète".

 

Le Professeur Amoussou Guenou est nommé président, ce qui renforce son autorité pour la mise en place de la prise en charge (PEC) du diabète dans l’Ouémé-Plateau, en collaboration avec les médecins coordonnateurs de zone, les chefs de service ophtalmologie, maternité et bucco-dentaire, tous concernés par nos actions.

Fait également partie de ce comité, un représentant du Lions Clubs du district 403 A2, le PDG. Godeffroy Chekete, membre d’un club de Cotonou. J’ai été invitée à présenter notre programme et la création de ce comité de pilotage lors d’une réunion du club. Nos amis Lions béninois seront ainsi parfaitement tenus au courant et pourront participer à toute les décisions concernant la mise en application du projet.

Ce comité départemental a les mêmes missions que le comité national : validation des outils élaborés et expérimentés dans le Plateau (flyers, boites à images…), campagne de prévention et de sensibilisation, amélioration des connaissances des agents de santé, prise en charge des diabétiques…

 

Il peut également faire appel à toutes personnes ressources.

 

 

LES TESTS DE VUE

 

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Avec le Pr Ignace Sounouvou, ophtalmologue, et les chargés de mission PAH, nous avons mis en place dans le Plateau des tests de vue, dits « estimation de la fonction visuelle éloignée dans les écoles pilotes », avec suivi des enfants dépistés et fourniture de lunettes.

Un protocole a été rédigé par les PAH afin de multiplier ces tests dans les écoles, avec l’aide des comités techniques communaux, ces tests ne nécessitant pas la présence de spécialiste. L’important est de référer à un professionnel pour une consultation gratuite si l’on détecte un trouble visuel.

 

-       1 503 tests ont été effectués par les chargés de mission PAH, dans seize écoles primaires différentes (classes CE1 auCM2)

-       97 enfants présentaient un défaut de vision, soient 6,4 %

 

Bien que les enseignants se soient beaucoup impliqués (rencontre avec les parents et incitation à conduire les enfants en consultation), seulement une dizaine d’enfants se sont rendus aux consultations pourtant gratuites.

 

Lors d’entretiens avec le Pr Sounouvou, les médecins des hôpitaux de zone et les maires des communes, nous avons essayé d’expliquer les causes de ce comportement.

On peut citer parmi les plus importantes :

  •  Les idées reçues : pour les parents, « si un enfant marche, il voit ! », « ne pas voir est une maladie de vieux » (allusion à la cataracte).
  • Le problème du trajet et de son coût pour se rendre aux centres d’examens.
  •  Le doute des instituteurs sur la capacité des élèves du CP et CE1 à lire. Sont-ils également impressionnés par ces tests ?
  • Avons-nous fait suffisamment de sensibilisation auprès des instituteurs et des parents d’élèves dans le cadre de notre programme sur les complications du diabète, plus précisément sur la vue ?
  • Le port de lunettes chez un enfant est susceptible de le dévaloriser ; il peut faire l’objet de moqueries...

Différentes propositions sont à étudier :

  • Parler de la vue lors des séances de sensibilisation, en insistant sur les complications du diabète (vue, handicap…)
  • Trouver une autre grille de lecture avec des dessins adaptés à l’Afrique.
  • Organiser avec l’aide des médecins des consultations au centre d'ophtalmologie, le coût du transport pouvant être à la charge des mairies.
  • Ces tests étant effectués dans les écoles pour sensibiliser les enfants, et par voie de conséquence les parents, au problème général des déficiences visuelles évitables, faut-il inviter les parents aux séances et les dépister également ?
  • Ces tests devant être étendus aux adultes, bien souvent analphabètes en zones rurales, il est peut-être nécessaire d’acquérir un appareil de dépistage visuel « Spot Vision Screener ». Une étude est nécessaire car cet appareil est coûteux et son utilisation est réservée à des professionnels.
  •  Il est aussi nécessaire d’équiper le pôle ophtalmologique du CHUD de Porto-Novo, la rétinopathie diabétique étant notre principale préoccupation dans l’accès aux soins.
  •  La création d'atelier d’optique dans les hôpitaux publics permettrait l’accès aux lunettes à un prix raisonnable.
  • Nouvelle demande de subvention à la LCIF dans le cadre des actions du centenaire ?
  • Recherche de partenaires financiers (Fondation ESSILOR)

 

LES TOURNÉES FORAINES BUCCO-DENTAIRES:

 

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Dans le cadre de la protection de la population contre les facteurs de risque des maladies non transmissibles, le Ministère de la santé du Bénin, par son point focal, le docteur Adjalla a attiré notre attention sur la santé bucco-dentaire, notamment l’impact sur la population de la consommation de boissons et aliments sucrés.

Les infrastructures de soins bucco-dentaires ne couvrent pas l’ensemble du territoire.

 

On note également une mauvaise accessibilité financière aux soins et une insuffisance de personnel.

Dans le cadre de la prévention des facteurs de risque, plus particulièrement dans le domaine de la nutrition, nous organisons des tournées foraines bucco-dentaires en milieu rural, avec dépistages des affections et sensibilisation.

Nous apportons notre soutien logistique et fournissons le matériel nécessaire (fauteuil, petit matériel...)

Nous avons également participé à l’installation d’un cabinet dentaire à Sakété.

L'organisation Mondiale de la Santé : l’OMS

Dans le but « d’une action mondiale pour mettre un terme à la recrudescence du diabète et améliorer les soins » l’OMS a lancé, lors de la Journée Mondiale de la Santé, le 7 avril 2016, un appel à l’action pour lutter contre le diabète.

Un atelier a été organisé par le programme national de lutte contre les maladies non transmissibles, la Direction nationale de la Santé Publique » et la direction des établissements hospitaliers et soins, en partenariat avec l’OMS, le programme de lutte contre le diabète
du Lions Clubs International et PAH.

 

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Le thème de cet atelier :

 Place de l’hôpital dans la prise en charge et la prévention du diabète.

 

Après la cérémonie d’ouverture présidée par le secrétaire général du Ministère de la Santé, (le 7 avril étant le jour de passation de pouvoirs entre l’ancien président de la République, le Dr Ayi Boni et le nouveau président Patrice Talon), trois intervenants ont souligné l’importance du rôle de l’hôpital dans la lutte contre le diabète, une maladie qui risque de devenir la première cause de décès en Afrique si l’on n’adopte pas une stratégie efficace.

Le Professeur François Djrolo, après avoir rappelé quelques chiffres sur l’épidémiologie du diabète dans le monde et plus particulièrement en Afrique, a fait de nombreuses remarques :

 

  •  Le diabète tue trois fois plus que le Sida et les maladies respiratoires, huit fois plus que le paludisme.
  • Contrairement à l’Europe, où les décès touchent les personnes de plus de 60 ans, au Bénin, le diabète décime plutôt la population active.
  • Le diabète est une maladie coûteuse car lié à la perte de productivité et aux dépenses dédiées au traitement, pour le patient, pour la cellule familiale et pour les états.
  • L’adoption d’une vie saine permet de prévenir durablement la survenue du diabète, d’où l’importance des campagnes de sensibilisation avec l’élaboration d’outils de communication
  • Environ les trois quarts des diabétiques béninois ne sont pas diagnostiqués. L’instauration de dépistages systématiques chez les plus de 45 ans, ou les personnes présentant des facteurs de risque, est nécessaire dans les centres de santé périphériques avec formation du personnel.

En Conclusion, le Professeur Djrolo a insisté sur l’importance du rôle de l’hôpital dans la prise en charge de la maladie. Une bonne organisation et des moyens, aussi bien en ressources humaines qu’en matériel, sont nécessaires pour une supervision optimale en périphérie.

 

Suite à cette conférence, les deux chargées de mission, Hélène Robin et Hérodias Ahimon, ont animé une séance de dépistage-sensibilisation avec le matériel et les outils de communication élaborés par notre programme.

 

Lors de mon séjour, nous avons rencontré avec Hélène Robin, le Dr M'PELE directeur pays de l’OMS au Bénin et le Dr Raoul Sai Zonon. Nous avons échangé sur la stratégie à mettre en œuvre pour dynamiser les activités du programme de lutte contre les maladies non transmissibles et plus particulièrement le diabète.

 

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Le Dr M’PELE nous a informé de la tenue, du 9 au 11 juin de la première

 

Retraite des acteurs de la lutte
contre les maladies non transmissibles

 

Nous avons été invités à y participer. Hélène Robin, PAH, nous a représentés à cette réunion.

 

Cette activité, financée par L’OMS, a regroupé 31 participants dont les responsables au ministère des maladies non transmissibles et leurs points focaux ainsi que les différents partenaires.

Après un état des lieux de la lutte contre les maladies non transmissibles et leur facteurs de risque communs, différents programmes ont été exposés. Le Pr Amoussou Guenou a présenté le diabète avec ses complications ; Hélène Robin notre programme pilote de lutte contre le diabète.

Ont également été évoquées, l’étude STEPS réalisé fin 2015, les expériences pilotes dans les formations sanitaires, les tournées foraines multidisciplinaires permettant de se rapprocher des populations les plus vulnérables en leur offrant des soins gratuits de proximité.

 

Suite aux différentes présentations et après avoir évoqué les points forts et les faiblesses des actions, il apparaît indispensable de faire reconnaître les maladies non transmissibles comme priorité nationale, en développant une stratégie de communication intégrée, un plan de suivi-évaluation, et de définir des indicateurs de performance.

Un plan d’actions prioritaires pour 2016 / 2017 a été rédigé définissant ces actions prioritaires.

Pour mener ces actions, il faut tout d’abord renforcer les partenariats avec le secteur privé, la société civile, les partenaires financiers, les communautés et leurs leaders, qu’ils soient internes ou externes au Bénin.

Il est dons proposé de faire des maladies non transmissibles, une grande cause nationale au Bénin. Ce concept a été introduit en France en 1977, et permet au premier ministre de promouvoir chaque année une cause d’intérêt national et publique. En France, ce concept a été créé pour trouver une solution au manque de financement pour la lutte contre le cancer.

Au Bénin, ce choix pourrait être réservé au chef du gouvernement et au début, centré sur les trois maladies non transmissibles majeures que sont les cancers, le diabète et l’hypertension artérielle.

Ce concept de grande cause nationale, pour être accepté, doit s’appuyer sur un argumentaire bien construit et pourrait être annoncé suite à un symposium national, appuyé par l’annonce des résultats STEPS 2015 s’intitulant :

 

Les maladies non transmissibles : défi pour l’émergence économique du Bénin.

 

On peut donc se féliciter de la création du comité de suivi présidé par le professeur Daniel Amoussou-Guenou qui saura être notre interlocuteur au Ministère de la Santé pour instaurer des campagnes de sensibilisation et renforcer la prise en charge du diabète dans l’Ouémé-Plateau en collaboration avec les différents partenaires.

 

LES PARTENAIRES

 Depuis de nombreuses années, de nombreux partenaires soutiennent notre action et s’efforcent, à nos côtés, de trouver des solutions pérennes aux nombreux problèmes que rencontrent les plus démunis pour accéder à des soins de qualité et peu onéreux.

 

Le Laboratoire Roche Diagnostics

A nos côtés depuis des années dans l’organisation des dépistages-sensibilisation, l’approvisionnement de matériel de dépistage restait néanmoins une difficulté pour les diabétiques, les hôpitaux et les centres de santé. Du matériel illicite, en provenance de pays voisins du Bénin ou d’autres pays comme la Chine, circule grâce à des réseaux bien organisés. Suite au séjour et à la participation à la journée mondiale du diabète 2015 de Mac Gaël Anouma, responsable management Afrique sub-saharienne, un accord commercial a été signé avec l’entreprise BEREC.

 

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Lors de mon séjour, nous avons rencontré le directeur adjoint de la CAME, et discuté d’un système de distribution légal, fixant une
marge permettant de proposer ce matériel à un prix accessible par tous.

 

Suite à ces échanges commerciaux, il reste possible d’espérer du matériel pour les dépistages gratuits lors de la JOURNÉE MONDIALE DU DIABÈTE 2016.

 

Le laboratoire SEBAPHARMA 

Notre ami Klaus HENSEN nous a fait parvenir en novembre 2015 des glucomètres et des bandelettes du laboratoire SEBAPHARMA. Ce matériel a été distribué dans les centres de santé pilote de Porto-Novo et a servi à faire le dépistage de masse lors de la journée mondiale du diabète 2015.

Nous avons rencontré le directeur de ce laboratoire, Harald Duester, à la soirée de l’amitié du jumelage avec le district 111 Mitte-Süd. Ce dernier, nous a assuré de son soutien pour la journée mondiale du diabète 2016.

Notons qu’étaient présents également à cette soirée, Claus Klapp, du laboratoire Roche, à l’origine du partenariat avec ce laboratoire.

 

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Nos deux amis ont reçu une distinction les honorant pour leur engagement a nos côtés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La fondation MTN 

 

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 En avril, la fondation MTN (opérateur téléphonique) a organisé un marathon en collaboration avec le Ministère de la Santé et notre participation dans les dépistages-sensibilisation.

Lors de mon séjour, une rencontre avec le président de la fondation, Monsieur Anselme Ayanou a permis de définir une stratégie de partenariat pour nos activités à venir, plus particulièrement pour la JOURNÉE MONDIALE DU DIABÈTE 2016 (marathon, sketchs, messages texto…)

 

 

 

 

 Les étudiants en médecine 

 

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L’appui apporté en matériel de dépistage et outils de sensibilisation (flyers, t-shirts...), ainsi que le futur équipement du CHUD de Porto-Novo, améliorent la formation des étudiants en médecine de l’hôpital universitaire. Conscients de l’importance d’un bon équipement permettant d’offrir un diagnostic et des soins de qualité, les étudiants en médecine ont organisé, début juillet, en milieu rural, une tournée foraine de deux jours avec sensibilisation et dépistage, encouragés et soutenus par le Pr Amoussou-Guenou et le matériel du laboratoire SEBAPHARMA.

 

 

 

 

 

 

La fondation SANOFI

 Pour compléter la série des changements observés lors des élections, notre amie Laure Monteiro, responsable SANOFI Bénin a également changé de poste.

Je dois prendre contact avec sa remplaçante et le docteur Amy Fall Dao, directrice médicale Sanofi AFO que nous avons rencontrée en novembre 2015, pour finaliser un projet commun de maison du diabète et de l’hypertension dans l’Ouémé.

 

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La fondation ESSILOR

La rétinopathie diabétique ne représente que 3% des causes de cécité, mais c’est un problème en progression, parallèlement à celui du diabète. On peut affirmer que, bien souvent, les conditions susceptibles de limiter les complications oculaires de cette maladie n’existent pas toujours, et qu’il est urgent de mettre en place des mesures susceptibles d’en éliminer les pires effets.

Plus généralement, il y a quinze ans, l’OMS lançait « vision 2020 », une initiative visant à améliorer la cécité évitable d’ici l’année 2020.De nombreuses études confirment que 80% des cécités peuvent être soit prévenus, soit guéris par des moyens existants.

Dans les pays en développement, notamment en Afrique Subsaharienne, ces moyens sont souvent absents et nous devons conduire des actions destinées à lutter contre la cécité évitable : installation de cabinet d'ophtalmologie pour consultations et soins, création d'ateliers d’optique…

Des contacts ont été pris ainsi que de nombreux échanges de courrier avec Madame Aicha Mohdahi, directeur exécutif Program Vision for Life.

Avec le Professeur Sounouvou (photo ci-dessous) et le point focal cécité du Ministère de la santé du Bénin, nous devons renouveler notre demande de partenariat.

 

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L’OMS, avec son directeur pays le Docteur M'PELE, est à nos côtés pour soutenir notre action.

Un rapprochement avec l’école d’optique de Morez est engagé, de même que l’investissement de nos amis lions opticiens, la solution « lunettes de Médico » n'étant qu’une alternative à solution critique, mais pas pérenne.

L'installation de matériel au cabinet d’ophtalmologie de Pobè permet de faire des examens de proximité

 

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LA JOURNÉE MONDIALE DU DIABÈTE 2016

-       La  journée mondiale du diabète sur le Plateau

 

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En 2015, nous avons célébré la journée mondiale du diabète dans le Plateau et pour la première fois dans l’Ouémé.

Une réunion organisée par les chargés de mission PAH avec les Comités techniques communaux et les directeurs des écoles pilotes a permis de dresser le bilan des activités menées dans la communauté, les écoles et les centres de santé.

 

  • Sept cent douze dépistages effectués le jour de la journée mondiale du diabète ou dans la semaine dont cent cinq hors norme. Il n’est pas possible d’établir des pourcentages ou de parler de prévalence : l’étude STEPS, réalisée par le Ministère de la Santé en décembre 2015 et conforme aux règles de l’OMS, nous indiquera le chiffre de la prévalence du diabète dans tout le Bénin et pourra être comparé au chiffre de 2008, date de la dernière étude.
  • Dans les écoles, trois activités ont été organisées : marche sportive avec distribution de flyers aux habitants, sensibilisation sur le diabète par les enseignants ou les agents de santé, match de foot.
    Une nouveauté cette année : la plupart des écoles ont invité les écoles voisines à participer à cette journée.
  • Dans la communauté, les Comités techniques communaux ont participé activement avec l’aide des municipalités et, pour certaines, des agents de santé : toutes les communes ont organisé une marche avec sensibilisation, quatre un match de foot, trois des ateliers culinaires, des tests de vue à Sakété.

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En résumé, les directeurs d’école et les Comités techniques communaux ont été satisfaits de cette journée et nous ont remerciés pour notre aide logistique tout en leur laissant l’initiative de l’organisation. Ils regrettent cependant le manque de casquettes et t-shirts, leur distribution entrainant des tensions.

En revanche, les bandes de tissu semblent une bonne solution, surtout économique et facilement reproductible tout au long de l’année.

 

Comment faut-il envisager la prochaine journée mondiale du diabète et les activités à venir ?

 

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 En mai, avec Charlemagne Elegbédé, nous avons rencontré monsieur Pierre Ayéladé Adechi le maire de Sakété, et président de la Communauté de communes du Plateau . Nous avons évoqué notre programme et les activités menées dans le département. Il nous a assuré de son soutien au niveau de la commune de Sakété et de la Communauté de communes du Plateau.

Il semble donc nécessaire d’organiser une réunion avec un responsable des cinq CTC, les directeurs des écoles pilotes, les maires ou leurs représentants, le directeur départemental de la santé et les deux médecins coordinateurs de zone, afin d’échanger sur différents points importants et d’adopter de nouvelles stratégies :

  • Décentraliser les activités de la journée mondiale du diabète dans le Plateau et dans les quartiers, en partenariat avec les chefs d’arrondissements et les chefs-quartiers.
  • Élargir les activités des écoles pilotes à d’autre écoles.
  • Résoudre le problème de l’eau pour les jardins pédagogiques et étudier l’extension aux jardins familiaux.
  • Multiplier les ateliers culinaires, coûteux, mais nécessaires pour promouvoir une saine alimentation et lutter contre la malnutrition.
  • Fournir des outils de sensibilisation (boites à images, classification des aliments…) validés par le comité de suivi et le Ministère de la Santé, qui seront mis à disposition dans les communes et les centres de promotion sociale.
  • Multiplier les tests de vue et envisager de les étendre à la population. Assurer la prise en charge de la déficience visuelle (consultation, lunettes).
  • Établir un budget pour ces activités et rechercher des partenaires : collectivités, ONG locales, partenaires béninois...

 

Cette réunion doit avoir lieu en amont de la journée mondiale du diabète, deuxième quinzaine d’octobre au plus tard.

 

La journée mondiale du diabète dans l’Ouémé

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En 2015, le 14 novembre a été célébré dans la capitale de Porto-Novo, avec une marche sportive et un dépistage de masse.

Dix centres de santé, appelés centres de santé pilote, ont été équipés de matériel de dépistage ; notre action devant rayonner dans le département de l’Ouémé.

 

La période électorale a certainement perturbé les activités. Cependant, une enquête a été menée dans le département du Plateau par les chargés de mission PAH en décembre et janvier 2015 sur la prise en charge du diabète dans les hôpitaux de zone, les centres de santé principaux des cinq villes et les centres de santé secondaires, dits de périphérie, souvent très éloignés des agglomérations. Cette enquête a démontré :

  • Dans les centres de santé pilotes, les agents de santé, que nous avons formés en 2013, utilisent le matériel de dépistage que nous leur avons fourni, les affiches, les flyers et les dépliants pour la sensibilisation. Ils sont bien souvent aidés par les comités techniques communaux.
    En cas de tests positifs, l’infirmier major oriente le malade vers le médecin si nécessaire. La complication la plus courante, le pied diabétique, est soignée sur place.
    Certains malades sont orientés vers l’hôpital de Porto-Novo, le centre Raoul Follereau de Pobè, ou une clinique privée. En cas de comas diabétiques (quatre à cinq par mois dans certains centres, dus à l’ignorance de la maladie ou à la non observance du traitement) le malade est transféré à Porto-Novo, les centres de santé n’ayant pas les moyens de faire un bilan médical et d’agir rapidement.
  • Dans les centres de santé secondaires, bien souvent le personnel a changé et ignore notre programme de prise en charge du diabète

Très peu de dépistages sont pratiqués en dehors de la journée mondiale du diabète, peu de suivi du diabétique, peu de sensibilisation également.

 

Cette enquête démontre que la prise en charge du diabète et le suivi du malade restent très compliqués. Hélène Robin, dans le cadre d’un Master 2, présente son mémoire sur ce sujet et nous aurons ainsi des données plus précises permettant de trouver des solutions pour une plus grande efficacité.

Le département du Plateau ayant servi à titre expérimental à l’élaboration du programme de lutte contre le diabète, lors des différentes réunions en mai nous avons évoqué le problème de la prise en charge de la maladie, plus précisément l’organisation de la journée mondiale du diabète dans l’Ouémé, la mise en œuvre du programme dans ce département, et éventuellement au niveau national.

A noter également, l’implication de l’OMS se révélant un atout supplémentaire pour les années à venir.

 

Concernant la journée mondiale du diabète 2016 dans l’Ouémé il a donc été décidé :

 

  • Des séances de sensibilisation « grand public » qui seront organisées dans les villes les plus importantes de l’Ouémé. Elles permettront une prise de conscience et une motivation de la population. Le dépistage de masse ne sera réalisé qu’en novembre, après formation des agents de santé, fourniture de matériel et approvisionnement de médicaments.
  • Ce schéma, qui a été adopté à titre expérimental dans le Plateau, semble être favorable à une sensibilisation bien reçue par la population qui comprend que la lutte contre le diabète passe par un changement de comportement.
  • Une ville sera retenue pour organiser une manifestation plus importante avec marche (tour symbolique du Bénin), ou marathon, match, message texto...On envisage la ville d’Adjara proche de Porto-Novo, avec au préalable la nécessité de connaître le lieu d’implantation de la maison du diabète et de l’hypertension réalisée par la fondation SANOFI.
  • Création d’un comité de pilotage réunissant tous les acteurs (Ministères de la Santé, des Sports, de la Famille, collectivités, médecins, agents sanitaires, écoles, centres de promotion sociales, centres de promotion sociale, chefs-quartiers..) afin que chacun puisse s’approprier le projet et poursuivre l’action.
  • On peut également envisager, avec l’appui de l’OMS, des manifestations dans d’autres villes : à Parakou où la prévalence du diabète est particulièrement élevée, à Abomey. Les unités diabète de ces deux villes sont fermées depuis le départ de l’ONG qui les soutenait. La ville de Lokossa est également citée.
  • L’OMS désire aussi organiser un atelier invitant un médecin interniste par département et séance de dépistage avec notre collaboration.
  • Des tournées foraines bucco-dentaires et vues seront organisées dans différentes villes.
  • L’inauguration du centre de diabétologie de Porto-Novo financé par nos amis allemands, si les travaux respectent les délais !

 

En résumé, une année chargée et bien remplie, qui a été, grâce au soutien de Chantal Bardet notre gouverneur du district Lions Centre-Est, reconnue au niveau international par notre Président International, le Docteur Yamada. Lors du congrès de Chalon sur Saône, la remise de la médaille du Président International, partagée avec toute l’équipe, témoigne de notre engagement de solidarité. Malgré les évènements dramatiques que la France a connus en janvier et novembre, les Lions et les PAH, présents dans de nombreux pays, sont restés en action sur tous les fronts de leurs engagements.

Merci à tous !

 Marguerite THURA

Chef Projet DSDB DM 103CE

 

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04/08/2016
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